L’image du jour (15)

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Blade Runner 2049 : Pour un cheval de bois

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Un cheval de bois. Et selon la manière dont il est regardé et selon les émotions que l’on y met, une vie change de trajectoire, pour prendre le chemin du libre-arbitre, créer une réalité, que ce souvenir soit réel ou non. Voilà l’histoire que raconte cette œuvre étonnante de Denis Villeneuve, réalisateur du très beau Premier Contact , dans un esprit à la fois fidèle à Philip K.Dick, et porteur du même message viscéral : quelle que soit votre position dans la vie, vous avez le choix d’être lâche, d’obéir, de perdre ou de gagner votre âme selon les choix que vous ferez, et vous pourrez découvrir d’autres dimensions de votre être. C’est ce qui arrive à « K », le policier blade runner , formaté pour exécuter, et dont les évènements, entre paranoïa et doute existentiel, l’amèneront à un certain réveil, et à devenir plus vivant, tel un Pinocchio mécanique qui devient humain, lorsqu’il est rejeté par les vagues et le ventre de la baleine. Non seulement on y retrouve tout l’univers dickien, jusqu’au chef de corporation délirant et messianique, le pouvoir matérialiste brut, mais aussi le rapport aux objets, au monde terrestres, aux émotions qu’on y insuffle, comme l’antiquaire du « Maître du Haut Château », ou le revirement existentiel, omniprésent dans l’œuvre, comme « Coulez mes larmes dit le policier ». Un pari d’autant plus risqué que le premier film de Ridley Scott avait lui-même exploré avec succès cet univers, mais celui-ci lui répond, le prolonge, l’englobe avec une grande cohérence et le complète. Le film de 1982-se passant en 2019- était baroque, d’une grande richesse visuelle avec énormément  de détails , et une bande-son de Vangelis au diapason, avec mille sons, entre féérie et nostalgie urbaine. Cette richesse appuyait les non-dits , comme une œuvre qui ne pouvait assumer entièrement sa philosophie -d’ailleurs à sa sortie le film fut un échec commercial- et s’équilibrait avec sa poésie graphique. Le très inspiré Denis Villeneuve profite en quelque sorte de l’aura qui a grandit depuis autour de cette œuvre fondatrice, qui met l’humain au pied du mur, pour en faire une autre, toute dans la synthèse et l’épure, en en gardant la moelle. Le résultat est un véritable tableau qui bouge, avec un puissant jeu de lumière et de composition géométrique, des plans vertigineux jouant volontairement avec les obliques, les horizontales et la profondeur de champs pour donner un spectacle introspectif intense, entre couleurs chaudes et froides, et achèvent cette impression de voir une peinture.

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La photographie travaillée fait d’ailleurs ressembler « Blade Runner 2049 » à un film d’animation tout droit sorti des illustrations romantiques de Syd Mead, le concepteur art du premier film qui a fait date.

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Tout comme Scott (et K.Dick), l’ambiance restitue le film noir de la grande époque, avec des clairs obscurs éthérés faisant penser aux films de Jacques Tourneur, un contraste qui fait baigner les personnages et le spectateur dans un rythme lent et envoûtant.

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En outre, le récit évite les écueils habituels lié aux thèmes de l’intelligence artificielle, en plaçant l’empathie au centre du sujet, et finalement, sont humains ceux qui se comportent avec sentiments et amours, même s’ils sont d’origines « réplicants » et sont réplicants ceux qui se comportent avec froideur et mental calculateur, jusqu’à ne plus avoir d’importance sur l’origine. Ce point est très travaillé avec la question d’une naissance naturelle impossible, qui tient du saut quantique, et qui prend son sens à la révélation finale ; l’homme fabriqué crée des rêves réels pour les humains. La très belle scène d’amour pudique avec cet hologramme qui tente de se fondre dans un corps réel-lui même réplicant- en est un bel exemple . Une œuvre flamboyante tout autant non désirée que réussie-le premier film se suffisait à lui-même-, un spectacle visuel et sonore qui s’inscrit à la hauteur de « 2001 » de Stanley Kubrick, pour son utilisation tactile du bruit et du silence, de la perspective et du portrait, en bref une très rare alliance entre fond et forme. Le spectateur est sondé pour se poser les éternelles et fondamentales questions   : qu’est ce qui est vivant, qu’est-ce qui est réel ?

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Dead Can Dance, la musique hors du temps

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Arrivé au tout début des années 80, Dead Can Dance est une figure à part dans le monde de la musique moderne, qui a su tracer sa route hors des modes et du temps,  ayant pour seule boussole la cohérence et l’inspiration personnelle, et un talent particulier pour assimiler les influences  différentes avec harmonie, audace, et respect. En effet, les anglo-irlandais (immigrés en Australie) Brendan Perry et Lisa Gerrard réussissent une oeuvre difficile et sans égal : marier les cultures du monde, les inspirations, sans que cela ressemble à un patchwork où à des collages, avec un très large spectre d’influence, de l’Inde au moyen-âge européen jusqu’à l’océanie en passant par le moyen orient, ou le rock/new wave des débuts, en utilisant à chaque fois une variété d’instruments traditionnels, intégrés à ceux plus contemporains.

En effet, si les deux premiers albums ont encore une structure issue de milieux underground comme la dark wave , le rock laisse la place à une musique plus planante, et progressivement disruptive, jusqu’à se laisser envoûter par l’essence même des cultures, comme si le groupe avait la faculté de se faire l’éco d’émotions particulières pour les transmettre d’une manière nouvelle et universelle. L’introduction d’instruments anciens ou issus d’ethnies particulières se fait déjà sentir dans certains morceaux des premières productions, mais c’est en premier lieu la musique sacrée du moyen âge, interprété par la voix incantatoire et shamanique de Lisa Gerrard, qui détonne dans « The Serpent’s Egg », où la quintessence du chemin musical et déjà présente , entre racines irlandaises et chants du monde :

« The Host of Seraphim » – The Serpent’s Egg

 

Les percussions deviendront un grand classique du groupe, pour une expérience proche de la transe rituelle, avec l’autre grande originalité de Lisa Gerrard, ses chants exclusivement en glossolalie, c’est à dire des sonorités propres sans appartenance à une langue :

 

Si le groupe se fait connaître par son originalité, son âme et sa force, le chemin n’en est pas moins difficile ; hors format radio avec de long morceaux, et loin des « clans » musicaux comme le gothique ou autres expérimentations auxquelles le couple ne souhaite pas être associé, le chant et la musique perturbent, et les morceaux différents ne font pas l’unanimité. Mais le groupe n’en a cure, et un statut culte enveloppé de l’aura du mystère arrive très vite, et même dans la galaxie de la « world music », Dead Can Dance tient une place à part, surtout depuis le flamboyant et hiératique album « Aion »

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C’est avec « Into the Labyrinth » que la consécration arrive ; le duo affine son univers, avec d’un côté la poésie irlandaise de Brendan Perry, de l’autre les majestueuses envolées lyriques de Gerrard, et au milieu, les morceaux faisant la part belles aux instruments, percussions, et voix communes. C’est dans cet album qu’apparaît l’incroyable « Yulunga », un morceau qui semble parler avec une puissance inconnue aux mémoires ancestrales de l’univers, et nous livre ses sons extraordinairement dépaysants  :

Même si la réputation demeure dans le domaine de la World Music, elle est désormais mondiale, surtout pour les concerts spectaculaires et empreint d’une liturgie sacrée . Le groupe participe à la bande-son du  film « Baraka », un documentaire bien dans l’esprit du groupe.

L’album live qui sort en 1994 met en avant les qualités intrinsèques de cette recherche musicale, et toute sa richesse explose par cette mise en lumière ; entre le « yangqin », l’instrument fétiche de Lisa Gerrard, les mélopées, la troupe impressionnante de musiciens, et le style coulé de B.Perry, les morceaux nouveaux et anciens défilent avec une grande facilité. Le groupe hors norme et sa générosité artistique devient un classique :

Véritable chorale unifiée, elle témoigne d’une symbiose musicale entre les deux auteurs, qui jusqu’ici pouvaient avoir leurs chansons personnelles -d’ailleurs une longue éclipse les verra entamer des carrière en solo plus tard. Les voix se fondent ,le format des mélopées entrevu jusqu’ici permet finalement de laisser s’exprimer Perry et Gerrard sur un même titre, sans que l’un ne gêne l’autre, comme sur l’étonnant « Rakim »

C’est logiquement « Spiritchaser », l’album suivant , qui est le plus abouti.Synthèse du groupe depuis le début, témoin d’une progression fusionnelle, les longs morceaux suivent un fleuve qui mène directement aux étoiles, tant il est impossible de deviner la suite de ces compositions sans refrains et sans frontières :

 

Durant l’intermède d’une quinzaine d’année qui suivra -et qui verra la continuité des parcours solos des des artistes de manière tout aussi remarquable, Lisa Gerrard rejoindra le cercle fermé des grandes voix du monde, grâce notamment à sa participation à certains films, dont le fameux « Gladiator », qui la fera connaître à un public non initié, et par ricochet, Dead Can Dance.

Finalement en 2012 le groupe reprend sa route, et le nouvel album « Anabasis » se veut une synthèse et un retour aux origines. Après avoir exploré les chants sacrés d’europe, les percussions asiatiques,océaniques et africaines, les rythmes et sons du monde premier, retour à la case départ, avec une base d’instruments plus classiques et modernes, mais avec l’intégration de toutes ces influences, pour un résultat d’une grande richesse et simplicité à la fois :

Dernier titre en date, qui supporte la candidature d’Eleusis comme capitale européenne, témoigne de l’exploration des sonorités grecques et turques présente également dans « Anabasis », et de la pléthore de titres inédits ne figurant pas dans les albums, comme pour montrer que décidément, Dead Can Dance demeure un parcours sans début ni fin, dédié à l’amour de la musique :

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Psycho-Investigateur, quand la BD rencontre la psychanalyse

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Ce roman graphique réussit à jongler pleinement avec la psychologie, l’inconscient, les émotions refoulées des humains, qui leur font avoir des complexes ou des blocages.Le point fort est indéniablement d’avoir su traduire les ressentis avec des images parfaitement adaptée et en synchronicité avec ce qui est décrit, tel ce personnage voyant des enclumes lui peser lorsqu’il entend une mauvaise phrase.
Mais ce qui rend tout cela très particulier, c’est  le scénario reste ludique, rythmé, tout en étant profond, plein de surprise, avec des personnages travaillés et empathiques.
Simon Radius est devenu un « psycho-investigateur », il réussit à rentrer dans l’esprit des patients qui viennent le voir,et par son sens aigu du discernement, arrive à démêler le vrai du faux, explorant avec une grande richesse des inconscients parfois bien chargés.

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Le traitement graphique de caractère met bien en page ces idées, avec de grandes planches éclatée , jouant avec la composition et les codes visuels, est bien au service de ce monde difficile à illustrer qu’est l’inconscient

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L’alchimie est totale, et c’est rare d’avoir ce genre de bande dessinée. L’ensemble fait un peu penser à « Inception », si il fallait faire une comparaison avec cette oeuvre personnelle, voire avec « K-Pax » (avec Kevin Spacey).

Cette série d’histoire est composée de deux tomes à ce jour, avec également « L’Héritage de l’Homme-siècle »

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Les mystiques occidentaux contemporains (1) : Edgar Cayce

 

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Edgar Cayce (1877-1945) est certainement une figure centrale du monde moderne en ce qui concerne l’incarnation de concepts métaphysiques.

En effet, depuis sa jeune enfance, Edgar dit voir l’aura des gens, et de ce fait interpréter leur humeur et émotions, et considérait cela comme une chose normale. Ce n’est que plus tard qu’il se rendra compte que son cas est plutôt une exception. Parallèlement à ses dons naturels, il réalise ce qu’on appelle aujourd’hui des « out of body experience » (OBE), ou voyage astral, c’est à dire la faculté de se décorporer et d’explorer des mondes invisibles, des plans de consciences autres, d’où il en ressort des témoignages et informations très concrètes, comme l’incarnation, le karma ou le sens de la vie, et une vue plus globale de l’avancée du monde. Il rejoint en cela la notion de « plan akashique » dans le terme hindouiste, désignant un monde invisible qui serait la mémoire de l’univers, et dans laquelle less mystiques de tout temps semblent puiser, de l’apôtre Jean jusqu’à Padre Pio, en passant par les lamas bouddhistes et initiés soufis.

Ses livres regorgent d’informations et observations encore rares sur la nature humaine, effectuant des recherches que l’on pourrait qualifier de « darwinesque » sur le sens des différentes incarnations, (voir Wallace) , prenant des exemples concrets de personnes qui venaient lui demander conseil , ou relatant avec précision des informations inconnues sur le passé et les civilisations (voir sa vision sur une chambre secrète en dessous des pattes du sphinx en Egypte, qui fut attestée seulement vers l’an 2000)

Le très beau et profond film « Café de Flore » lui rend hommage en montrant un de ses livres tenu par une actrice, et dont le sujet est dans la droite ligne humaniste et spiritualiste de Cayce.

Aujourd’hui en français il existe une petite série de compilation de livres, parues principalement chez Robert Laffont :

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        Prophéties et conseils thérapeutiques

Bien entendu dans ce genre de domaine, il convient de connaître le contexte de l’époque et de rester au plus près de l’auteur, bien qu’ayant une grande renommé et une société le représentant encore aujourd’hui , les interprétations et ses propres dires peuvent varier avec beaucoup de différence.

Edgar Cayce obtenait l’information transmise dans ses « lectures » psychiques de deux manières principales : d’une part, en entrant en contact avec le subconscient de la personne pour laquelle il effectuait la lecture ; d’autre part, en puisant dans « les Annales Akashiques », qu’il appelait également « le Livre de la vie » ou « le Livre de la mémoire de Dieu », archives complètes pour toutes les âmes depuis leur création, inscrites dans les coordonnées espace-temps.
Les Annales Akashiques peuvent être comparées à une gigantesque base de données informatique dans laquelle figurerait, pour chaque être humain, l’enregistrement intégral de ses actions, paroles, pensées et intentions depuis le début des temps. Néanmoins, ces Annales sont bien plus qu’un simple réservoir de renseignements, car elles ont une influence considérable sur notre vie quotidienne, nos rapports avec autrui, nos sentiments, nos croyances et les circonstances que nous attirons.
Les Annales Akashiques contiennent l’histoire de chaque âme depuis l’aube de la création, nous liant les uns aux autres puisque nous sommes tous UN. Elles donnent lieu aux archétypes et aux mythes, alimentent nos rêves et inspirent les esprits inventifs. Elles sont à l’origine des affinités et des animosités spontanées que nous ressentons, de nos passions et de nos aversions.  Elles comportent, en outre, un éventail perpétuellement mis à jour de nos futurs possibles. Ceux-ci dépendent de la façon dont nous utilisons notre libre arbitre pour faire face aux situations qui se présentent à nous en vertu des données déjà acquises. Les Annales Akashiques sont donc une transcription du passé, mais aussi du présent et de l’avenir potentiel.
Edgar Cayce décrivit lui-même la manière dont il accédait aux Annales Akashiques :
« Je me vois comme un point minuscule, hors de mon corps physique qui gît inerte devant moi. Oppressé par l’obscurité qui m’entoure, j’éprouve une angoissante sensation de solitude. Soudain, je remarque un rayon de lumière blanche. Toujours à l’état de point minuscule, je m’élève en suivant la lumière, sachant que je me perdrai si je m’en écarte.
En me déplaçant le long de ce sentier lumineux, je prends graduellement conscience de divers niveaux où existe du mouvement. Aux premiers niveaux bougent des formes vagues, horribles, grotesques, comme on en voit dans les cauchemars. Plus loin commencent à apparaître, de part et d’autre, des êtres humains contrefaits, dont telle ou telle partie du corps est hypertrophiée. Puis, nouveau changement, j’aperçois des formes en longue robe grise, encapuchonnées, se mouvant vers le bas. Progressivement, la couleur de ces formes devient moins terne. Tandis que leurs habits se font de plus en plus clairs, elles changent de direction et se dirigent vers le haut. Ensuite se profilent à droite et à gauche de vagues silhouettes de maisons, de murs, d’arbres, etc. ; mais là, rien ne bouge.
En poursuivant, je distingue de la lumière et du mouvement dans ce qui ressemble à des villes ou des cités normales. Le mouvement augmente. Je perçois alors des sons, d’abord une rumeur assourdie, puis de la musique, des rires, des chants d’oiseaux. Il y a de plus en plus de lumière, les couleurs deviennent très belles et la musique sublime. Les maisons disparaissent bientôt derrière moi ; devant, il n’y a plus qu’un mélange de sons et de couleurs.
Soudain j’arrive à une salle de registres. C’est une salle sans murs ni plafond.
J’ai conscience qu’un vieil homme me tend un grand livre, les Annales de la personne pour laquelle je suis venu chercher l’information. »
Une fois que Cayce disposait du registre, il sélectionnait l’information apte à aider l’intéressé dans sa vie présente. Les lectures mentionnaient uniquement ce qui s’avérait le plus utile, encourageant et prometteur. Elles donnaient en général des conseils pratiques destinés à permettre aux gens de vaincre leurs difficultés actuelles et de remplir leur mission sur la terre. Cayce se gardait toujours d’émettre des recommandations pouvant interférer avec leur libre volonté, c’est à- dire avec leurs sentiments, leurs jugements et leurs choix. Souvent, des lectures ultérieures divulguaient des renseignements supplémentaires, lorsque les personnes avaient grandi en esprit et assimilé l’information reçue précédemment.
Edgar Cayce semblait se rendre dans un lieu déterminé pour consulter le registre de ceux qui s’adressaient à lui. Cependant, les lectures soutiennent que « les Annales sont partout ». Ces dernières se reflètent dans notre façon de parler, de penser et de nous comporter. Elles se distinguent dans l’aura, le thème astrologique, les lignes de la main, les empreintes digitales, le groupe sanguin, etc. Il est possible d’y accéder en recourant à la voyance, aux rêves, à l’astrologie, à la numérologie, à l’autohypnose, à la prière et la méditation, aux rêveries imaginatives.
L’information contenue dans les Annales Akashiques est d’ordinaire symbolique.
Les lectures affirment que l’on ne peut en obtenir une interprétation vraiment valable, pour soi-même ou pour autrui, qu’en restant fidèle au principe : « Si vous gardez mes commandements, je vous aimerai, demeurerai avec vous et vous rappellerai toutes choses depuis la fondation du monde. »
Selon Cayce, effectuer une lecture était très délicat. De nombreux éléments intervenaient, tels que sa propre condition physique, la suggestion qu’on lui indiquait quand il se trouvait dans l’état inconscient, l’attitude mentale des personnes présentes dans la pièce. Celles-ci devaient maintenir le désir sincère d’aider l’individu pour qui la lecture était faite. C’est ainsi que, parfois, Cayce n’avait pas l’information souhaitée, ou refusait d’en communiquer la teneur parce qu’elle pouvait entraver le libre arbitre de l’intéressé, que le moment n’était pas venu de la révéler ou que trop de facteurs externes entraient en jeu.
Les lectures précisent que chacun écrit lui-même l’histoire de sa vie dans les Annales Akashiques. En 1934, Edgar Cayce dit à ses auditeurs pendant une réunion : « Ne vous imaginez pas que votre existence n’est point inscrite dans le Livre de la mémoire de Dieu. Je l’ai bien vu ! Tout y est consigné, et vous-mêmes en êtes les auteurs. » D’après les lectures, il s’agit d’une « énergie éthérique » comparable à celle des ondes de la pensée.(..à.suivre..)

Les Annales Akashiques possèdent une triple nature :
– Elles renferment le passé, avec tous nos talents, nos expériences, nos désirs, nos tendances positives et négatives.
– Dans le présent, elles nous offrent l’occasion d’apprendre les leçons nécessaires au développement de notre âme et d’accomplir ce que nous sommes censés réaliser dans cette incarnation. Cependant, nous demeurons libres d’accepter de croître ou, au contraire, de régresser.
– Elles abordent aussi les possibilités du futur. Celles-ci se basent sur les données passées, nos choix présents et la manière dont nous mettons en application ce que nous savons.

Il convient de souligner que la connaissance de nos vies antérieures n’a d’intérêt que dans la mesure où nous en tirons des enseignements utiles pour assumer notre incarnation actuelle et poursuivre notre évolution. Nous devons terminer ce qui est resté inachevé et dominer les problèmes non résolus. À chaque instant, les Annales Akashiques fournissent les expériences et les relations dont nous avons besoin afin de progresser sur le sentier spirituel et de répondre à la question fondamentale : « Qui suis-je? » Elles font en sorte que les choses se passent au moment adéquat. Par conséquent, tout ce dont l’âme fait l’expérience arrive pour une raison. Il ne dépend que de nous d’accueillir les leçons qui nous sont proposées. Si nous les négligeons, elles surviendront à nouveau, de façon différente, jusqu’à ce que nous les maîtrisions.
Les lectures insistent sur le rôle prépondérant du libre arbitre. Elles expliquent qu’au commencement, nous reçûmes du Créateur le pouvoir de choisir pour nous-mêmes. Elles énoncent : « Aucune expérience, aucune pulsion, aucune circonstance extérieure ne l’emporte sur la volonté de l’entité. » Nous ne pouvons donc parler de « destinée » car notre avenir, nullement fixé d’avance, est en constante métamorphose. En effet, nous créons et façonnons notre futur par nos décisions successives. Les choix que nous faisons nous conduisent à diverses séries d’expériences possibles ou probables. Les uns aboutissent à la croissance, à la transformation personnelle et finalement au bonheur, alors que les autres engendrent l’adversité. Toutefois, même engagés dans un « mauvais» choix, nous pouvons continuer à évoluer spirituellement si nous adoptons l’attitude correcte. Quoi qu’il en soit, les lectures préfèrent de beaucoup un choix erroné à l’attente passive, car nous ne grandissons que par le mouvement et l’activité.
Jour après jour, choix après choix, nous sommes responsables de la vie que nous menons. Et chaque décision s’inscrit dans nos Annales, générant de nouvelles situations susceptibles de se produire.
Nous avons souvent tendance à nous croire victimes des gens ou des circonstances. Nous ne voulons pas admettre que nous nous retrouvons toujours face à nous-mêmes dans l’existence. Cayce répondit avec humour à une personne qui lui demanda spécifiquement au cours d’une lecture si elle allait tomber malade au mois de mars : « Si vous attendez cela avec impatience, vous pouvez être malade en février. Si vous désirez sauter mars, sautez-le et vous serez malade en juin. Si vous souhaitez sauter juin, vous pouvez ne pas être malade du tout cette année. »
Rien ne surpasse le libre arbitre. Edgar Cayce déclara que quiconque employait positivement sa volonté, la mettant au service de son prochain, parvenait à surmonter les épreuves et modifiait sa vie en bien.
Cayce ne disait jamais aux gens ce qu’ils devaient faire, afin de ne pas s’opposer à leur libre arbitre. Il les encourageait à écouter leurs sentiments profonds et à tenir compte de leurs croyances. Il leur répétait que tout ce qu’ils exécuteraient avec altruisme les aiderait à se développer. Par contre, les desseins égoïstes ou la recherche de leur propre gloire entraîneraient d’autres écueils, frustrations et ennuis.
Ce n’est que quand le chemin aura été entièrement parcouru, chaque problème résolu et l’ego oublié, que l’âme s’unira à Dieu tout en gardant conscience de son individualité.
Qu’appelle t‘on les annales Akashiques?
Les Annales Akashiques sont des « Librairies de Lumière » qui contiennent toute la connaissance – l’information – dans l’Esprit Collectif du Champ Unifié de Conscience, sur les cycles d’évolution du Champ Unifié de Tout Ce Qui Est., ainsi que de chacune de ses parties; parce que les parties (i.e. les individus, les planètes, les galaxies, etc.) ne peuvent être séparés du Tout (Conscience unifiée de Tout Ce Qui Est).
Chaque cycle de chaque partie est enregistré dans le Champ Unifié de Conscience. Ainsi, on peut représenter le Champ Unifié de Conscience Collectif comme une Librairie de Lumière gigantesque qui est totalement consciente, qui connaît chaque chose concernant les cycles de chacun de ses éléments.
Il faut comprendre que même si une âme est libérée de son corps physique, son Corps de Lumière transporte toute l’information – sous forme de codes- de tout son développement, dans les Plaques Ethériques en Diamant de cet être. Quand une âme s’incorpore à nouveau dans un corps physique, cette information, ces codes karmiques sont lâchés à nouveau dans le corps physique dans un ‘Moment Divin’. Toute l’information concernant le voyage de l’Ame est transportée dans le Corps de Lumière. Celle-ci contient toute l’expérience des vies antérieures, les pensées, les sentiments, les actions, l’hérédité, le sexe, etc…
C’est cette information accumulée par l’Ame sur plusieurs cycles d’existences qui constitue les Annales Akashiques de l’Etre.
On peut donc considérer les Annales Akashiques comme une banque d’information du Champ Unifié de Conscience de Tout ce Qui Est -plutôt qu’à un livre d’histoire relatant des faits dans un cadre linéaire.
Il faut aussi comprendre qu’aucun Maître Ascensionné ni aucun Etre de Lumière n’éprouve actuellement le besoin de ‘vous donner des informations’. C’est parce que VOUS TRANSPORTEZ TOUTE L’INFORMATION puis que Vous êtes une partie du TOUT.

 

Maria Montessori : « L’enfant est un roi en marche vers l’aurore »

Si les écoles Montessori sont maintenant assez connues et réputées pour leurs méthodes d’apprentissage adaptée, la créatrice de ce mouvement, Maria Montessori, mérite un éclairage particulier. A l’instar des « enfants de Summerhill », l’école de Alexander Neill, l’éducation pédagogique n’est plus basé sur la compétition et l’égoisme, mais sur le partage et l’expérience, en acceptant la situation de départ de l’enfant, pour le découvrir.

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France Culture a mis à disposition deux documentaires et articles passionnants sur son parcours et ses pensées :

https://www.franceculture.fr/societe/maria-montessori-lenfant-est-un-roi-en-marche-vers-laurore?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1500890228

 

 

Les chants traditionnels du Laboratorium Pieśni

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Laboratorium Pieśni est un groupe de musique polonais, essentiellement composé de chants féminins et d’instruments traditionnels, aux accents envoûtants voire chamaniques. Une expérience musicale à la fois moderne et intemporelle :

 

 

Leur site pour plus d’information : http://laboratoriumpiesni.pl/en/

 

Le premier album est disponible ici : https://laboratoriumpiesni.bandcamp.com/

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