Koyaanisqatsi : histoire d’une civilisation en quête de sens

En 1982 arrive un ovni dans le cinéma, un film dont la conception s’est étalée sur sept ans,et qui fera date, donnant naissance à un certain genre, le documentaire contemplatif / civilisationnel, à savoir une oeuvre sans parole, multipliant les points de vue sur la nature et la société humaine, prenant de la hauteur grâce à des prises de vues spectaculaires, timelapse (temps accéléré), avec un montage et un rythme dépendant d’une musique qui devient un acteur à part entière.Un des plus connus fut « Baraka », comprenant la musique du groupe « Dead Can Dance », réalisé par un des membres de cette équipe, le fameux « Koyaanisqatsi », de Godfrey Reggio, un ancien moine retourné à la vie civile.

Encore aujourd’hui, le film fascine par son osmose entre la musique de Philip Glass devenue légendaire, au service d’images qui composent un tout : un regard géant vu du ciel, qui embrasse la Terre, ses paysages immaculés, pour arriver progressivement à la vie humaine, sa société, et sa technologie transformant son environnement.

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Le spectateur est invité à épouser ce point de vue inédit, donnant un recul impressionnant sur le sens de la vie et de nos activités « fourmilières », poussé dans ses réflexions intérieures et son choix de voir la réalité.

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Si le film ne contient aucune leçon de morale, montrant finalement le monde-surtout la société occidentale- sous des aspects tantôt exubérant, colorés, hypnotique, démesurés, frénétiques,puis questionnant sur le devenir de ces transformations qu’apporte la technologie, un des enjeux du film.

Le réalisateur explique qu’au départ, il ne voulait pas donner de titre au film, mais l’associer à une image, pour ne pas le limiter dans quelque chose de connu.Finalement, il optera pour des références à la langue Hopis, dont il tire les premières et dernières images du film, ainsi que leur philosophie et/ou prophéties.

Ces prophéties disent :

  • Si l’on extrait des choses précieuses de la terre, on invite le désastre.
  • Près du Jour de Purification, il y aura des toiles d’araignées tissées d’un bout à l’autre du ciel.
  • Un récipient de cendres pourrait un jour être lancé du ciel et il pourrait faire flamber la terre et bouillir les océans.

Les toiles d’araignées tissées d’un bout à l’autre de la Terre font penser à internet et les télécommunications, la troisième parle des armes à longues portées, semble-t-il.

Pour autant, Reggio n’est pas pessimiste, ajoutant son interprétation de « Koyaanisqatsi », ce mot Hopi associant la vie (« Qatsi ») et le déséquilibre (« Koyaanis ») qu’il voit en « Un mode de vie qui appelle une autre philosophie de l’existence ». Ce film étant complété par deux autres pour former une trilogie,  » Powaqqatsi », dédié aux pays du sud,  et « Naqoyqatsi », usant plus d’images de synthèse, et montrant plus explicitement l’agressivité du « modernisme ».

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Godfrey Reggio réalisa plus tard « Anima Mundi » sur le même principe, mettant en scène cette fois les animaux et la nature, pour une approche quasi shamanique. Le dernier métrage en date pour ce genre d’oeuvre est « Samsara », sorti en 2011.

Toujours est-il que « Koyaanisqatsi » garde un charme particulier et une pertinence rarement égalée. Le montage et la narration constatent la progression du monde techologique qui remplace peu à peu l’habitat de l’homme, le sortant de la nature d’où il a toujours été. Les allusions aux circuits miniatures comme remplaçant les forêts, est assez éloquente. A la fois chronique sociale, documentaire vertigineux, opéra baroque, entre musique électronique et angélique, grave et envoûtant, « Koyaanisqatsi » est une oeuvre à voir et revoir, photographiant la candeur perdue d’un monde en plein questionnement sur les directions à prendre, fier de ses découvertes, mais ne sachant pas quoi en faire.

 

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« Ton corps n’est rien d’autre qu’une pensée. une forme visible et concrète de tes pensées.Libère-toi des chaînes de tes pensées ,et ton corps aussi sera libre. » Richard Bach

Daniel Meurois : L’abonnement au malheur

Daniel Meurois est un écrivain et mystique contemporain, et en marge de ses nombreux livres et conférences, il écrit des billets de réflexions sur des sujets de société, ou l’observation de nos comportements humains, apportant un regard à la fois éclairant, à même de susciter des prises de conscience, et précis dans la critique de nos problème, comme le ferait un kinésithérapeute en remettant un muscle à l’endroit. Ses propos dans le billet qui va suivre ne sont pas sans rappeler ceux que l’on trouve dans le très beau « L’initié » de Cyril Scott, où le sage parle des troubles de comportements, tout en montrant une autre manière d’être :

 

L’abonnement au malheur…

Avez-vous déjà remarqué combien il existe de personnes aux dires desquelles tout va toujours mal ? Pas pour les autres, bien sûr, mais pour elles. Je suis persuadé que vous en connaissez tous dans notre entourage parmi famille et amis. En général, il n’y a pas bien loin à chercher car elles se font habituellement connaître à grands renforts de lamentations.
Quelque chose de positif arrive soudain dans leur existence ? Elles s’empressent aussitôt d’en débusquer les mauvais côtés et vont en asperger autrui pas plus tard que dans l’heure qui suit…
J’en prendrai pour témoin cette personne que je connais et qui s’est vu offrir il y a quelque temps une cinquantaine de roses pour son anniversaire. Un cadeau fort appréciable, me semble-t-il. Je me souviens l’avoir rencontrée le lendemain de l’événement. Que croyez-vous qu’elle faisait ? Elle se plaignait car… cinquante roses à entretenir, cela représentait évidemment beaucoup trop de travail ! Il allait falloir en tailler les queues, remplacer leur eau chaque jour afin que celle-ci ne croupisse pas dans le vase, etc… Et toute cette place que le bouquet occupait sur son buffet ! Sans compter qu’il lui fallait faire attention à ne pas le faire tomber d’un revers du coude. À quoi donc avait-on pensé en lui faisant un tel cadeau ?
L’anecdote est anodine, évidemment mais, si je la cite ici, c’est parce qu’elle est assez représentative d’un certain état d’esprit qui s’applique systématiquement à déconstruire la vie. Déconstruire la vie… Non, l’expression n’est pas trop forte. Certains d’entre nous, en effet, semblent avoir choisi de faire profession du défaitisme, quelles que soient les circonstances auxquelles ils sont confrontés. Ils vont donc sans cesse de jérémiades en bougonneries et traînent les pieds là où ils vont. Une sorte de réflexe.
On a beau essayer de les aider, de les conseiller, de les soutenir dans les aléas de leur existence, on s’y épuise jusqu’à oser à peine se dire qu’on ne peut pourtant pas prendre sur soi la douleur du monde entier.
Rien n’y fait… Nous ne les « comprenons pas », paraît-il. Le comble est que ce que j’appelle ¨l’abonnement au malheur¨ de ces personnes parvient même ultimement, parfois, à nous culpabiliser.
En fait, ce qu’elles n’ont pas compris c’est que les pensées sombres se sèment aussi sûrement que le chiendent. On en récolte autant qu’on veut. Quand on prend le faux-pli d’en jeter à la volée autour de soi, c’est assurément notre cour puis notre jardin et enfin notre petit univers qui bénéficient de la récolte de notre pessimisme. Alors on s’enlise… et on aimerait que chacun nous suive dans le mouvement !
Ce qu’elles n’ont pas non plus compris c’est que la pensée et plus simplement le regard que l’on pose sur le monde, ce n’est pas ¨rien¨ ou tout au plus quelque chose de vague qui s’évapore dans une sorte de néant. C’est de l’énergie en action, c’est le moteur de la vie qui se façonne à chaque instant.
Ainsi sommes-nous tous responsables du paysage d’âme dans lequel nous vivons. Il se sculpte à l’image de ce qui habite non seulement notre tête mais aussi notre cœur. C’est nous et personne d’autre que nous qui, au bout du compte, générons les événements et les circonstances de notre chemin. Offrons de la joie et de l’espoir et ceux-ci reviendront vers nous plus vite qu’on ne le croit jusqu’à devenir nos carburants de chaque instant… quelles que soient les difficultés rencontrées.
Combien de fois n’ai-je pas entendu Monsieur ou Madame Untel déclarer comme un leitmotiv et avec force soupirs « Personne ne m’aime. Je ne vois personne et on ne m’invite nulle part… ». Les premiers temps, cela me faisait monter la larme à l’œil et j’essayais de trouver des mots de réconfort, ceux qui viennent spontanément et qui, bien souvent, n’arrangent malheureusement pas grand chose. Je m’évertuais aussi à inventer des solutions possibles pour soulager des fardeaux apparemment terribles…
Hélas j’ai toujours du me rendre à l’évidence : le puits était sans fond. Finalement j’ai touché du doigt ce que je pense être la véritable nature du problème et qui rejoint ce que j’ai déjà signalé plus haut : C’est notre capacité de générosité face à la vie qui en détermine la saveur et la couleur. C’est l’amour qui appelle l’amour, le don qui fait surgir en retour un autre don, bref la lumière qui stimule l’apparition d’une autre lumière.
Je déplore qu’on ne m’aime pas ? Mais moi-même, est-ce que j’aime autrui ? M’en suis-je déjà préoccupé ? N’ai-je pas plutôt toujours attendu qu’on vienne vers moi comme si l’intérêt des autres m’était obligatoirement du ?
Oui, je le répète, la joie et l’espoir, ça se sème et ça s’entretient. Quand on l’a compris, même face à l’adversité notre coupe est toujours d’avantage à moitié pleine qu’à moitié vide. Le principe d’abondance dont on a beaucoup parlé ces dernières années ne s’applique pas seulement à l’aspect matériel de notre vie. Il repose sur un état d’esprit qui nous révèle en tant que créateurs de notre destin. C’est lui qui nourrit notre être.
Si vous décidez que rien n’ira jamais, alors il est certain que vous ne ferez jamais qu’accumuler les nuages au-dessus de votre tête et que vous irez même jusqu’à en inventer les jours où, par hasard, le soleil s’aventurerait du côté de chez vous.
Il faut comprendre que l’abonnement au malheur et à la désillusion est une sorte de virus que l’âme s’auto-inocule. Le tout est de s’en rendre compte et d’avoir l’humilité de se poser les vraies questions quand on se sent concerné par le sujet.
Personnellement, je ne crois pas qu’il existe un seul virus dont on ne puisse pas venir à bout. Je crois savoir par contre que notre âme a besoin de tout expérimenter au fil des vies qui lui sont offertes, qu’elle a besoin de visiter un grand nombre d’impasses, surtout celles où il y a du chiendent à foison.
Pourquoi donc ? Pour finalement oser la lucidité, celle qui nous permet de prendre conscience non seulement de l’intelligence des lois de la Vie mais surtout de la générosité de celle-ci.
Notre premier modèle, ce devrait être la Vie avec un grand V… car elle n’est qu’Échange permanent.

 

D. Meurois

Mooji et la métaphore de la route

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Dans cet extrait de conférence, le toujours très spirituel Mooji invente un petit conte moderne, où comment traverser la route (la vie) sans se laisser distraire par les à-côtés (les perturbations du mental et des réalités fausses qui en découlent) :

 

 

De nombreuses vidéos de ses causeries sur ces sujets profonds que sont l’éveil de la conscience, les pièges du mental,et la philosophie orientale en général, sont disponibles sur youtube et un peu partout sur internet.

Vous pouvez retrouver toute son actualité, son parcours et plus sur : https://mooji.org/lang/fr/biography_fr.html

Anthony Paul Moo-Young est né le 29 janvier 1954 à Port Antonio, en Jamaïque. Il a rejoint l’Angleterre en 1969 pour y retrouver sa mère à Brixton, dans la banlieue de Londres. Il a travaillé de nombreuses années dans le « West End » de Londres comme portraitiste de rue, puis comme peintre, artiste de vitrail et enseignant. Il était connu sous le nom de « Tony Moo », mais depuis un certain temps il est affectueusement appelé « Mooji* » par les nombreux chercheurs et amis.

En 1987, la rencontre fortuite d’un jeune chrétien mystique allait être brève mais déterminante dans la vie de Mooji. Cela l’amena, au travers de la prière, à l’expérience du divin en soi. Tandis que sa conscience spirituelle s’éveillait, une profonde transformation intérieure commença qui se révéla sous la forme de nombreuses expériences miraculeuses et visions mystiques. Il sentait une force de changement traverser sa vie qui amenait avec elle un besoin urgent de s’abandonner à Dieu complètement. Peu après, il cessa d’enseigner, quitta sa maison et commença une vie de simplicité paisible, s’abandonnant à la volonté de Dieu qui se manifestait spontanément au dedans de lui. Une grande paix pénétra son être. Elle ne l’a jamais quitté.
Il vécut quelques années pratiquement sans un sou mais constamment absorbé dans une joie intérieure, un contentement et une méditation naturelle. La Grâce vint sous la forme de sa soeur, Julianne, qui l’accueillit chez elle avec bonté et lui fournit le temps et la place dont il avait grand besoin pour s’épanouir spirituellement, sans les habituelles pressions et exigences de la vie extérieure. Mooji parle de cette période de sa vie comme de sa « traversée du désert » et parle d’une manière émouvante de se sentir « assis sur les genoux de Dieu ». A de nombreux égards, ce furent des temps loin d’être faciles. Malgré tout, il n’y a aucune trace de regret ou de remords dans sa voix quand il parle de cette période. Au contraire, il parle de cette phase de sa vie comme grandement bénie et abondante en grâce, confiance et dévotion aimante.

Fin 1993, Mooji se rendit en Inde. Il voulait visiter Dakshineswar, près de Calcutta, où Ramakrishna, le grand saint bengali, a vécu et enseigné. Les paroles et la vie de Ramakrishna étaient une source d’inspiration et d’encouragement pour Mooji dans les premières années de son développement spirituel. Il aimait profondément le saint, mais le destin voulut qu’il n’allât pas à Calcutta. Tandis qu’il était à Rishikesh, un lieu sacré aux pieds de l’Himalaya, il allait faire une autre rencontre décisive, cette fois avec trois disciples du grand maître advaitiste Sri H.W.L. Poonja, appelé par ses disciples « Papaji ». Leur invitation persistante de rentrer avec eux pour rencontrer le maître lui fit forte impression. Cependant il retarda de deux semaines la perspective d’une rencontre avec Sri Poonja, choisissant de visiter au préalable Bénarès, la ville sainte.

Finalement, il rejoignit en novembre Indira Nagar, à Lucknow, pour rencontrer Sri Poonja. Cela devait être une expérience mémorable et profondément significative dans son voyage spirituel. Il sentit que c’était une grande chance : il avait rencontré un Bouddha vivant, un maître pleinement réalisé. Il en vint progressivement à reconnaître que Papaji était son gourou. Mooji resta quelques mois auprès de Papaji. Le maître poussa ce qui restait de son mental dans le vide de la Source. Avec la bénédiction de son maître, il se rendit au Ramanashramam, à Tiruvannamalaï. Cet ashram, au pied d’Arunachala, la « colline de feu », est l’endroit où Sri Ramana Maharshi*, le « sage d’Arunachala », le gourou de Sri Poonja, a vécu et enseigné. Mooji se sentit très heureux là bas.

Il resta là pendant presque trois mois, avant de retourner s’asseoir à nouveau aux pieds de Papaji. Une semaine plus tard il recevait de Londres la nouvelle selon laquelle son fils venait d’être emporté par une pneumonie. Mooji retourna en Angleterre. La félicité des premières années fit place à un vide profond et au silence intérieur par la Grâce et la Présence de Sri Poonja. Papaji lui avait dit : « Si vous vous voulez faire un avec la vérité, « vous » devez disparaître complètement. »

Mooji se rendit à nouveau auprès de Papaji en 1997. Ce devait être la dernière rencontre avec son maître bien-aimé, qui était depuis tombé malade et devenu faible dans ses mouvements, mais dont la lumière intérieure et la présence demeuraient intactes. Un mois après être retourné à Londres, il apprit que le maître était entré en Mahasamadhi*. A ce propos Mooji déclare : « Le principe qui se manifeste comme le maître est toujours Ici et Maintenant. Le véritable maître ne meurt jamais, c’est l’homme qui meurt. Seul est réel le maître véritable, ce Sat Guru* intérieur. »

Mooji Continue de vivre à Brixton. Actuellement il tient son étal de « tchaï » (« Mooji’s Chai Shop ») au marché local, où les samedis il prépare du thé tchaï et vend de l’encens. Depuis 1999 il reçoit dans son modeste appartement, deux fois par semaine, de petits groupes de visiteurs et de chercheurs qui viennent de partout dans le monde à la recherche de la connaissance de Soi : Jnana*. Mooji se rend plusieurs fois par an en Irlande où il mène des satsangs et des retraites.

Alfred Russell Wallace, codécouvreur du darwinisme et de sa version métaphysique

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L’Histoire semble avoir un peu oublié son nom et son parcours, pourtant Alfred Wallace est le premier chercheur à avoir développé la   théorie de l’évolution par la sélection naturel , et partagea ensuite ses travaux avec Darwin.

Il fit tout d’abord d’amples recherches sur le bassin fluvial de l’Amazone, puis dans l’archipel malais, où il identifia la ligne séparant la faune australienne de celle de l’Asie, qui fut appelée « ligne Wallace » en sa mémoire. Cependant il est plus connu pour avoir proposé une théorie sur la sélection naturelle qui a incité Charles Darwin à publier sa propre théorie plus tôt que prévu. Wallace fut également l’un des principaux penseurs évolutionnistes du xixe siècle, contribuant au développement de la théorie de l’évolution grâce notamment au concept de couleurs d’avertissement chez les animaux ou à celui d’effet Wallace. Il est aussi considéré comme un expert en matière de répartition géographique des espèces animales et est parfois appelé le « père de la biogéographie ».

Wallace fut fortement attiré par les idées radicales. Sa défense du spiritisme et sa croyance en une origine immatérielle pour les plus hautes facultés mentales de l’être humain mit à mal ses relations avec le monde scientifique, tout spécialement avec les précurseurs de l’évolutionnisme. Il fut en outre critique vis-à-vis du système économique et social britannique du xixe siècle qu’il estimait injuste et fut l’un des premiers grands scientifiques à s’inquiéter des conséquences de l’activité humaine sur l’environnement.

Ses travaux lui valurent, entre autres, la Royal Medal en 1868, la médaille linnéenne en 1892 et la médaille d’or Darwin-Wallace en 1908.

Voici ce que nous en dit wikipédia. Alors, qu’est-ce qui a fait que son nom soit moins connu aujourd’hui ? Véritable champion de la science et très populaire, sa cote fut mise à mal par son idée d’appliquer la théorie de l’évolution également au cheminement de l’âme, donc de l’après-vie, donnant un sens « mécanique » à l’incarnation, et aux réincarnations. A une époque où la guerre entre la science et la religion faisait rage, il était peu question de mêler théorie scientifique et la question de l’âme, ce qui lui valut une véritable disgrâce.

C’est dans les années 1860, qu’il commença à s’intéresser aux recherches psychiques en Angleterre. Il était un matérialiste si confirmé qu’il ne pouvait absolument pas concevoir la possibilité de l’après vie. Pourtant, les faits l’ont battu, pour citer ses propres mots dans la préface de son livre : Les miracles et le moderne spiritualisme paru en 1874 dont voici un extrait : «J’étais un matérialiste si parfait et si éprouvé, que je ne pouvais en ce temps trouver place dans ma pensée pour la conception d’une existence spirituelle, ni pour celle d’aucune autre fonction que ce soit dans l’univers que la matière et la force. Les faits, néanmoins, sont choses opiniâtres. Ma curiosité fut d’abord éveillée par des phénomènes minimes mais inexplicables, constatés dans la famille d’un ami, et mon désir de savoir et mon amour de la vérité m’excitèrent à poursuivre l’enquête. Les faits devinrent de plus en plus manifestes, de plus en plus variés, de plus en plus éloignés de tout ce qu’enseigne la science moderne ou de tout ce qu’a discuté la philosophie contemporaine. Ils me vainquirent. Ils me contraignirent à les accepter comme faits, longtemps avant que je pusse en admettre l’explication spiritualiste : il n’y avait pas alors, dans mon système de pensée, de place dont cela pût s’accommoder».
Vivement intéressé par la phénoménologie, Wallace expérimenta très tôt l’hypnose, alors connue sous la forme du mesmérisme. Il fit participer avec succès, comme sujets, certains de ses étudiants du collège de Leicester. Ses travaux furent très durement critiqués, comme chez tous ces expérimentateurs de la première heure, par les institutions médicales et scientifiques. En 1893, il écrivait d’ailleurs : «J’ai ainsi appris ma première grande leçon dans l’enquête sur ces domaines obscurs du savoir, ne jamais accepter l’incrédulité de grands hommes ou leurs accusations d’imposture ou d’imbécilité, comme ayant du poids quand elles sont opposées à l’observation répétée de faits par d’autres hommes, de l’aveu de tous sains et honnêtes. L’histoire entière de la science nous montre que chaque fois que des hommes savants et instruits de tout âge ont nié les faits ou d’autres chercheurs pour raison a priori d’absurdité ou d’impossibilité, les négateurs ont toujours eu tort.»

Si l’idée paraît audacieuse dans notre occident toujours très matérialiste, on pourrait donc appliquer le darwinisme au parcours de l’âme de vie en vie, à savoir qu’une âme s’incarne en fonction de son degré d’évolution et de son désir de se perfectionner. La conception de la mort en devient tout de suite très relative, et comme une « grande nuit », suivie d’une nouvelle vie.Voilà qui ouvre beaucoup de perspectives sur le sens de la vie, et rejoint de même les conceptions métaphysiques orientales, hindouistes ou bouddhistes.

En occident, le travail des dr.Elisabeth Kubler-Ross et Raymond Moody sur l’après-vie ou le phénomène des sorties hors du corps ou « voyage astral » complètent et continuent cette démarche. En France le docteur Charbonnier ou le père François Brune se sont aussi fait remarquer, avec des travaux argumentés et de longue expérience. Des chercheurs indépendants comme Sonia Barkallah ou Stéphane Allix ont investigué sur le sujet, récoltant de nombreux témoignages. A suivre…

« Le Prisonnier » dans le monde actuel

 

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Cette fameuse série « culte » des années 60, remarquée pour son originalité visuelle et de ton, est en quelque sorte l’oeuvre personnelle de son créateur, l’acteur, scénariste et producteur Patrick McGoohan. Son propos, rare encore aujourd’hui dans le monde du cinéma, est celui de l’aliénation d’un être humain dans une société, un « système » de pensée qui tente de le formater et d’empêcher toute forme d’initiative, tout en ayant une apparence de village de cocagne, comme notre société cachant ses verrues, sous un habit d’abondance matérielle.

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Sous une couche d’intrigue d’espionnage, ce message profond de la recherche de la liberté et le respect du libre-arbitre est formidablement développé tout le long des 17 épisodes. Mieux encore, « le prisonnier » continue à nous parler encore aujourd’hui, car finalement McGoohan fait partie de ses artistes inspirés qui ont su prévoir les dérives de la société de consommation, de l’esprit corporatif, pyramidal, qui gangrène et ramollit l’être humain dans son essence jusqu’à le réduire à une machine prévisible et pavlovienne.

Il y est question de psychanalyse, de manipulation sans limite, des drogues à la flatterie en passant par la propagande, la psychologie inversée, la souffrance, le désespoir, le manque, etc.

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Le « prisonnier », dont on oblitère jusqu’au nom, se retrouve enfermé dans un village où tous les habitants sont des numéros, chacun vaquant à leur tâche prédéterminée, et dont la journée est rythmée par un haut-parleur qui leur indique les tendances et les modes à suivre (« aujourd’hui c’est la glace à la fraise » dixit une voix suave). Le village est surveillé par une sorte d’élite opaque, armée mais très feutrée, et on apprendra que le village est composé de prisonniers et de gardiens, collaborant à cette « gouvernance », mot de notre novlangue moderne , qualifiant bien ce gouvernement caché et sans âme, qui prend des décisions pour tous de manière élitiste. Cette main feutrée est incarnée par « le rôdeur », cette étrange boule blanche qui rôde autour du village, et qui ramène ou élimine les récalcitrants dans le « droit chemin », sorte de symbole de la technique au service de l’oppression

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Mais notre prisonnier, le fameux numéro 6, se révèle indestructible, et mieux, sait retourner les manipulations qui ne font que très souvent glisser à la surface de son esprit.

Cette série symbolise la lutte de l’âme , qui cherche toujours plus la liberté, la joie, l’humour, la sagesse, mise à l’épreuve par un monde matériel lourd et mécanique, à travers un ton science-fictionnel, baroque, surréaliste voire grotesque ou paranoïaque à certains moments.

Son propos garde toute son actualité -hélas- aujourd’hui, et il est d’autant plus intéressant de s’y replonger que la série existe aujourd’hui en coffret DVD aux images de belles qualité, et documentaires expliquant sa création et ses intentions, révélant un Patrick McGoohan aussi inflexible que son personnage par rapport à la société : « Nous avons été trop vite », dit-il lors d’un entretien à une télévision canadienne de 1977, « le plus grand danger est le progrès, car des inventions trop rapides nous font perdre l’évolution, pour devenir des consommateurs excessifs et superficiels », dit-il en substance.

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La série « Le Prisonnier », prise dans son ensemble, est le voyage initiatique d’un homme mature exposé à toutes les tentations, lesquelles sont toutes basées sur la crédulité ordinaire et la tromperie. Le moindre faux pas de cet « Ulysse des temps modernes » le mènerait à l’état de serf terrorisé, obéissant et ayant renoncé à son identité (en nom et personnalité) pour un simple numéro, auquel sont réduits tous les autres habitants du Village. On a donné le « numéro 6 » au héro, et le chef du village est le « numéro 2 ». Personne, y compris le « numéro 2 » lui-même, ne semble savoir qui porte le « numéro 1 », vrai chef supposé de ce mystérieux endroit dont presque tous les habitants ignorent même le pays dans lequel il se situe.

A travers sa popularité toujours importante, qui démontre sa pertinence plus de 40 ans après son tournage, la série se retrouve dans la réalité, dans la critique des médias, et sans aller trop loin dans la politique, cette intervention récente de Fanny Ardant pourrait tout à fait faire partie d’un épisode , notamment celui de l’élection (« Liberté pour tous » – « Free for All » ) :

 

Dans le dernier et emblématique épisode de la série, on y voit un jugement rassemblant toutes les composantes de la société, et dans ce « tribunal », tous portent des masques noir et blanc, avec une étiquette les représentants, de « anarchistes » à « nationalistes », « réactionnaires », « divertissement », etc.

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On y voit l’individu affrontant toutes les strates de la société, comme dans un face-à-face initiatique.

Enfin dans cette vidéo des années 1980, le chanteur Daniel Balavoine pourrait tout à fait être le « numéro 6 » dénonçant les manipulations face au « n°2 » ou la gouvernance, un discours hélas prophétique  :

 

 

On terminera avec cette réflexion de Michel Serres sur l’autorité, appelé dans une émission dont le décor est d’ailleurs ressemblant avec la fameuse salle du n°2, en revenant sur le sens de ce qu’est l’autorité, comment elle s’est perdue, pervertie, puis remise en question :

On pourrait multiplier les exemples à l’infini, dans tous les pays et époques, de Snowden à wikileaks en passant par le scandale Echelon  ou les écoutes de la NSA.

 

En bref, pour les amateurs d’humour anglais, de réflexions existentielles et de pamphlets, « le Prisonnier » reste une oeuvre à (re) découvrir :

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     Le Prisonnier – coffret intégral

Et…bonjour chez vous !

Les symboles dans l’Epiphanie par Daniel Meurois

D’où vient le principe de la fève cachée dans une galette feuilletée et striée en forme de filet à sa surface ? Sous le folklore festif actuel, se révèle plusieurs sens et une profonde symbolique, héritée de rites initiatiques même antérieurs au christianisme primitif. Analyse avec un mystique spécialiste de la question, l’écrivain Daniel Meurois :

 

 

Chaque année, le jour de l’Épiphanie, nous avons tous l’habitude de déguster en famille ou entre amis la fameuse Galette des Rois. On s’en délecte simplement, uniquement soucieux de passer un moment de gaieté tout en perpétuant une tradition… une tradition dont la plupart de temps on ignore tout …
Un état de fait bien regrettable puisque la galette en question nous amène vers des époques et aussi des profondeurs symboliques et métaphysiques aussi passionnantes qu’ insoupçonnées !

Essayons donc de remonter aux sources de l’innocente festivité d’aujourd’hui. L’expression est, d’ailleurs, peut-être présomptueuse car les véritables sources en question se perdent sans doute dans la nuit des Temps. Tournons-nous alors plus modestement de-ci- de-là vers notre histoire antique où quelques galettes apparaissaient déjà de façon éloquente.
Au début de l’époque romaine, par exemple, on avait coutume, lors des cérémonies des Saturnales ( fêtes célébrées en l’honneur du dieu Saturne et du renouvellement des cycles temporels ) de partager dans certains milieux un gâteau qui renfermait une fève (naturelle) ou un petit galet.

La Tradition voulait alors que celui qui en héritait dans le tirage au sort devienne roi de l’assemblée pendant sept jours consécutifs… avec le droit de faire tout ce que bon lui semblait. Absolument tout ! Triste privilège puisqu’il était ensuite immolé par décapitation le huitième jour.
À la même époque – et peut-être antérieurement – les Grecs avaient aussi leur propre Galette des Rois. Ils donnaient à celle-ci le nom de la lune… car la galette n’existe et ne signifie quelque chose que par sa fève qui, quant à elle, symbolise le soleil. En effet, la lune ne tire-t-elle pas son éclat de l’astre du jour ?

À cette fève, les Grecs donnaient généralement la forme d’une sirène. Ainsi qu’on le verra plus tard dans la Tradition chrétienne, le poisson – qui symbolise le rayonnement christique – était déjà associé au soleil tandis que la femme était liée à la lune et à l’eau. Dans le cas de la galette, leur union donnait tout naturellement naissance à une sirène, emblème parfait de la complémentarité de la lune et du soleil.

Faisons maintenant un bond jusque dans la France du Moyen-âge. Dans certaines régions – essentiellement de la moitié nord – le jour de l’Épiphanie, un « homme vert » ( plus exactement recouvert d’une peau de loup verte ) symbolisant le Feu de la Nature, pénétrait dans le chœur des églises durant l’office. Là, il devenait signe de vie et de résurrection et reflétait l’espoir naissant d’une croissance intérieure. Il évoquait le soleil au cœur de la nuit, c’est-à-dire la fève sous sa gangue ou au centre de la pâte, sa matrice. Autrement dit, le Mystère sous son voile…
La peau du loup était verte parce que recouverte de feuilles d’arbres teintes en vert. En fin d’office, ces mêmes feuilles étaient distribuées à l’assistance en signe de communion et comme ferment d’élévation intérieure.
Pour la petite histoire, sachons qu’en France, durant l’époque révolutionnaire, on ne parlait évidemment plus de Galette des Rois… mais du Gâteau de l’Égalité. Celui qui en tirait la fève portait pour l’année le titre de « chef des Sans-Culotte »!
Voilà pour les aperçus historiques. Laissons-les sans attendre car ceux-ci ne nous laissent entrevoir que très vaguement le caractère tout à fait initiatique du « Jour des Rois ».

En effet, dans le principe de la Galette, il n’est question, en réalité, que d’Alchimie…
Disons-le tout de suite pour ceux qui ne se sont jamais intéressés à cette discipline, la véritable Alchimie n’a rien à voir avec le désir avide de fabriquer de l’or. L’alchimiste se soucie uniquement de transformer le plomb de la conscience humaine en or humain ou, si l’on préfère, en réalisation spirituelle. Son art est orienté vers la révélation de la lumière emprisonnée au cœur de toute matière. L’Alchimie est l’art de faire jaillir le Principe christique en chacun, autrement dit le plus pur et le meilleur de soi.

Il faut donc voir la Galette des Rois comme le symbole parfait de la « matière première », c’est-à-dire de l’être humain à son stade élémentaire. Quant à la fève, elle représente dans cette optique le ferment divin, le Christ ou l’Esprit d’amour qui y est enclos. Alchimiquement parlant, la pâte de la galette symbolise le Mercure, c’est à dire la Messagère des dieux, la Puissance qui véhicule le Souffle du Divin vers les hommes ou, plutôt, Son représentant, Son fils, est le « petit roi »

On s’en doute, cela nous amène directement à parler de la fève car le « petit roi » en question c’est, bien sûr, le trésor placé au cœur de la galette. Traditionnellement, en effet, la fève prend plusieurs apparences.
– Celle d’un dauphin ( Dans la tradition monarchique, n’appelle-t-on « dauphin » le fils du roi ? )
– Celle d’un baigneur ( C’est à dire, en symbolisme alchimique, l’enfant qui baigne dans les « eaux mercurielles » de la galette )
– Un poisson ( Le symbole christique par excellence )
– Un berceau en forme de panier… Nous verrons bientôt pourquoi.

En réalité, la Galette de l’Épiphanie représente un état avancé et très précis de l’élaboration de la pierre philosophale. Les alchimistes affirment qu’à un stade bien particulier de la réalisation du Grand Œuvre, ils voient apparaître dans leur athanor, à la surface de la matière sur laquelle ils travaillent ( la « pâte »), tout un réseau de lignes entrecroisées verticalement et horizontalement. C’est le signe d’une certaine maturation…
Voilà donc pourquoi les Galettes des Rois réellement traditionnelles doivent être ornées de ce dessin qui évoque un filet. C’est ce filet qui sert à remonter le « Poisson-Christ » à la surface du monde pour le révéler à l’Humanité. On comprend alors que c’est ce filet qui est rappelé par le berceau en forme de panier tressé utilisé parfois en guise de fève.
Et puisque nous en sommes au « Poisson-Christ », sachez que lorsque la fève prend la forme d’un poisson, il faut traditionnellement voir dans celui-ci une sole, c’est-à-dire un soleil ! Il s’agit encore d’un petit clin d’œil des alchimistes. Cela signifie que, dans un tel contexte, leur galette redevient ainsi comparable à la lune, tout comme dans la Grèce antique, souvenons nous-en.
Si maintenant on s’intéresse à la pâte elle-même, on s’aperçoit qu ‘elle est également tout un symbole. Voici pourquoi : Les alchimistes – toujours eux – disent que leur matière première, qui se trouve en abondance dans la Nature, est une masse friable et feuilletée. Cherchant encore une fois à nous mettre sur la piste de leur art, ils ont donc, au fil des siècles, imposé les galettes en pâte feuilletée que l’on trouve maintenant communément. Une telle pâte est d’ailleurs appelée par eux « Terre Sainte »… ce qui est logique après tout ce que l’on vient de dire !
Certaines anciennes traditions faisaient parfois également figurer le dessin d’un chêne sur la croûte dorée de la fameuse galette, au lieu des lignes classiquement entrecroisées. Ceci est dû au fait que les feuilles du chêne, le « roi des arbres », portent souvent de petites excroissances rondes et rugueuses que l’on appelle « galles » ou encore « noix de galle ».

Amusons-nous un peu plus à faire parler les mots… et nous comprendrons alors mieux pourquoi la Tradition de la Galette des Rois s’est installée très tôt et très facilement en Gaule. Le symbole de l’ancienne France du temps des Romains était déjà le coq ( en latin « gallus », comme par hasard ! ). N’est-ce pas étrange quand on sait que le roi de la basse-cour a toujours été associé au symbole alchimique du Mercure, le messager des dieux ?
Imaginons maintenant la galette toute chaude sortie du four et prête à être dégustée… Il faut évidemment quelqu’un pour en tirer les parts et les offrir aux convives. Si on respecte correctement la vielle tradition, cette personne se cache à quatre pattes sous la table afin de désigner les parts à l’aveuglette. Elle représente ainsi les quatre éléments de la Nature manifestée, signes de stabilité, marques de l’innocence et de la pureté de la Force Primordiale, base de tout chemin ou de toute ascension vers l’Esprit.
Ainsi, celui qui attribue « au hasard » les morceaux de la Galette représente à son propre insu les forces tectoniques ou telluriques. Il devient, de fait, le Feu de la Terre, l’Esprit de Vie fondamental qui nous fait nous élancer vers le haut.
Vient enfin celui qui emporte la fève ! Toujours selon la Tradition originelle, sa mission est capitale puisque, étant porteur du Principe christique, il a soudain pour charge d’initier les autres à un état de conscience supérieur. Il est symboliquement considéré comme « roi de droit divin », vecteur de l’énergie divine sur Terre. Il devient le « roi-prêtre » des origines de nos civilisations.
Lequel d’entre nous, lorsqu’il voit poser sur sa tête une couronne à l’issue de la belle soirée de l’Épiphanie se doute-t-il un seul instant de tout cela ? C’est pourtant si agréable de réaliser que certains de nos gestes amusés et que l’on croyait dénués de sens nous rattachent, en réalité, à de profondes valeurs !
Alors un peu plus de conscience ne nous nuira pas… Les symboles ont une vie et une indéniable beauté, souvenons-nous-en !
N.B.. Étymologiquement, le mot Épiphanie signifie « apparition ».

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