Alfred Russell Wallace, codécouvreur du darwinisme et de sa version métaphysique

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L’Histoire semble avoir un peu oublié son nom et son parcours, pourtant Alfred Wallace est le premier chercheur à avoir développé la   théorie de l’évolution par la sélection naturel , et partagea ensuite ses travaux avec Darwin.

Il fit tout d’abord d’amples recherches sur le bassin fluvial de l’Amazone, puis dans l’archipel malais, où il identifia la ligne séparant la faune australienne de celle de l’Asie, qui fut appelée « ligne Wallace » en sa mémoire. Cependant il est plus connu pour avoir proposé une théorie sur la sélection naturelle qui a incité Charles Darwin à publier sa propre théorie plus tôt que prévu. Wallace fut également l’un des principaux penseurs évolutionnistes du xixe siècle, contribuant au développement de la théorie de l’évolution grâce notamment au concept de couleurs d’avertissement chez les animaux ou à celui d’effet Wallace. Il est aussi considéré comme un expert en matière de répartition géographique des espèces animales et est parfois appelé le « père de la biogéographie ».

Wallace fut fortement attiré par les idées radicales. Sa défense du spiritisme et sa croyance en une origine immatérielle pour les plus hautes facultés mentales de l’être humain mit à mal ses relations avec le monde scientifique, tout spécialement avec les précurseurs de l’évolutionnisme. Il fut en outre critique vis-à-vis du système économique et social britannique du xixe siècle qu’il estimait injuste et fut l’un des premiers grands scientifiques à s’inquiéter des conséquences de l’activité humaine sur l’environnement.

Ses travaux lui valurent, entre autres, la Royal Medal en 1868, la médaille linnéenne en 1892 et la médaille d’or Darwin-Wallace en 1908.

Voici ce que nous en dit wikipédia. Alors, qu’est-ce qui a fait que son nom soit moins connu aujourd’hui ? Véritable champion de la science et très populaire, sa cote fut mise à mal par son idée d’appliquer la théorie de l’évolution également au cheminement de l’âme, donc de l’après-vie, donnant un sens « mécanique » à l’incarnation, et aux réincarnations. A une époque où la guerre entre la science et la religion faisait rage, il était peu question de mêler théorie scientifique et la question de l’âme, ce qui lui valut une véritable disgrâce.

C’est dans les années 1860, qu’il commença à s’intéresser aux recherches psychiques en Angleterre. Il était un matérialiste si confirmé qu’il ne pouvait absolument pas concevoir la possibilité de l’après vie. Pourtant, les faits l’ont battu, pour citer ses propres mots dans la préface de son livre : Les miracles et le moderne spiritualisme paru en 1874 dont voici un extrait : «J’étais un matérialiste si parfait et si éprouvé, que je ne pouvais en ce temps trouver place dans ma pensée pour la conception d’une existence spirituelle, ni pour celle d’aucune autre fonction que ce soit dans l’univers que la matière et la force. Les faits, néanmoins, sont choses opiniâtres. Ma curiosité fut d’abord éveillée par des phénomènes minimes mais inexplicables, constatés dans la famille d’un ami, et mon désir de savoir et mon amour de la vérité m’excitèrent à poursuivre l’enquête. Les faits devinrent de plus en plus manifestes, de plus en plus variés, de plus en plus éloignés de tout ce qu’enseigne la science moderne ou de tout ce qu’a discuté la philosophie contemporaine. Ils me vainquirent. Ils me contraignirent à les accepter comme faits, longtemps avant que je pusse en admettre l’explication spiritualiste : il n’y avait pas alors, dans mon système de pensée, de place dont cela pût s’accommoder».
Vivement intéressé par la phénoménologie, Wallace expérimenta très tôt l’hypnose, alors connue sous la forme du mesmérisme. Il fit participer avec succès, comme sujets, certains de ses étudiants du collège de Leicester. Ses travaux furent très durement critiqués, comme chez tous ces expérimentateurs de la première heure, par les institutions médicales et scientifiques. En 1893, il écrivait d’ailleurs : «J’ai ainsi appris ma première grande leçon dans l’enquête sur ces domaines obscurs du savoir, ne jamais accepter l’incrédulité de grands hommes ou leurs accusations d’imposture ou d’imbécilité, comme ayant du poids quand elles sont opposées à l’observation répétée de faits par d’autres hommes, de l’aveu de tous sains et honnêtes. L’histoire entière de la science nous montre que chaque fois que des hommes savants et instruits de tout âge ont nié les faits ou d’autres chercheurs pour raison a priori d’absurdité ou d’impossibilité, les négateurs ont toujours eu tort.»

Si l’idée paraît audacieuse dans notre occident toujours très matérialiste, on pourrait donc appliquer le darwinisme au parcours de l’âme de vie en vie, à savoir qu’une âme s’incarne en fonction de son degré d’évolution et de son désir de se perfectionner. La conception de la mort en devient tout de suite très relative, et comme une « grande nuit », suivie d’une nouvelle vie.Voilà qui ouvre beaucoup de perspectives sur le sens de la vie, et rejoint de même les conceptions métaphysiques orientales, hindouistes ou bouddhistes.

En occident, le travail des dr.Elisabeth Kubler-Ross et Raymond Moody sur l’après-vie ou le phénomène des sorties hors du corps ou « voyage astral » complètent et continuent cette démarche. En France le docteur Charbonnier ou le père François Brune se sont aussi fait remarquer, avec des travaux argumentés et de longue expérience. Des chercheurs indépendants comme Sonia Barkallah ou Stéphane Allix ont investigué sur le sujet, récoltant de nombreux témoignages. A suivre…

« Le Prisonnier » dans le monde actuel

 

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Cette fameuse série « culte » des années 60, remarquée pour son originalité visuelle et de ton, est en quelque sorte l’oeuvre personnelle de son créateur, l’acteur, scénariste et producteur Patrick McGoohan. Son propos, rare encore aujourd’hui dans le monde du cinéma, est celui de l’aliénation d’un être humain dans une société, un « système » de pensée qui tente de le formater et d’empêcher toute forme d’initiative, tout en ayant une apparence de village de cocagne, comme notre société cachant ses verrues, sous un habit d’abondance matérielle.

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Sous une couche d’intrigue d’espionnage, ce message profond de la recherche de la liberté et le respect du libre-arbitre est formidablement développé tout le long des 17 épisodes. Mieux encore, « le prisonnier » continue à nous parler encore aujourd’hui, car finalement McGoohan fait partie de ses artistes inspirés qui ont su prévoir les dérives de la société de consommation, de l’esprit corporatif, pyramidal, qui gangrène et ramollit l’être humain dans son essence jusqu’à le réduire à une machine prévisible et pavlovienne.

Il y est question de psychanalyse, de manipulation sans limite, des drogues à la flatterie en passant par la propagande, la psychologie inversée, la souffrance, le désespoir, le manque, etc.

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Le « prisonnier », dont on oblitère jusqu’au nom, se retrouve enfermé dans un village où tous les habitants sont des numéros, chacun vaquant à leur tâche prédéterminée, et dont la journée est rythmée par un haut-parleur qui leur indique les tendances et les modes à suivre (« aujourd’hui c’est la glace à la fraise » dixit une voix suave). Le village est surveillé par une sorte d’élite opaque, armée mais très feutrée, et on apprendra que le village est composé de prisonniers et de gardiens, collaborant à cette « gouvernance », mot de notre novlangue moderne , qualifiant bien ce gouvernement caché et sans âme, qui prend des décisions pour tous de manière élitiste. Cette main feutrée est incarnée par « le rôdeur », cette étrange boule blanche qui rôde autour du village, et qui ramène ou élimine les récalcitrants dans le « droit chemin », sorte de symbole de la technique au service de l’oppression

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Mais notre prisonnier, le fameux numéro 6, se révèle indestructible, et mieux, sait retourner les manipulations qui ne font que très souvent glisser à la surface de son esprit.

Cette série symbolise la lutte de l’âme , qui cherche toujours plus la liberté, la joie, l’humour, la sagesse, mise à l’épreuve par un monde matériel lourd et mécanique, à travers un ton science-fictionnel, baroque, surréaliste voire grotesque ou paranoïaque à certains moments.

Son propos garde toute son actualité -hélas- aujourd’hui, et il est d’autant plus intéressant de s’y replonger que la série existe aujourd’hui en coffret DVD aux images de belles qualité, et documentaires expliquant sa création et ses intentions, révélant un Patrick McGoohan aussi inflexible que son personnage par rapport à la société : « Nous avons été trop vite », dit-il lors d’un entretien à une télévision canadienne de 1977, « le plus grand danger est le progrès, car des inventions trop rapides nous font perdre l’évolution, pour devenir des consommateurs excessifs et superficiels », dit-il en substance.

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La série « Le Prisonnier », prise dans son ensemble, est le voyage initiatique d’un homme mature exposé à toutes les tentations, lesquelles sont toutes basées sur la crédulité ordinaire et la tromperie. Le moindre faux pas de cet « Ulysse des temps modernes » le mènerait à l’état de serf terrorisé, obéissant et ayant renoncé à son identité (en nom et personnalité) pour un simple numéro, auquel sont réduits tous les autres habitants du Village. On a donné le « numéro 6 » au héro, et le chef du village est le « numéro 2 ». Personne, y compris le « numéro 2 » lui-même, ne semble savoir qui porte le « numéro 1 », vrai chef supposé de ce mystérieux endroit dont presque tous les habitants ignorent même le pays dans lequel il se situe.

A travers sa popularité toujours importante, qui démontre sa pertinence plus de 40 ans après son tournage, la série se retrouve dans la réalité, dans la critique des médias, et sans aller trop loin dans la politique, cette intervention récente de Fanny Ardant pourrait tout à fait faire partie d’un épisode , notamment celui de l’élection (« Liberté pour tous » – « Free for All » ) :

 

Dans le dernier et emblématique épisode de la série, on y voit un jugement rassemblant toutes les composantes de la société, et dans ce « tribunal », tous portent des masques noir et blanc, avec une étiquette les représentants, de « anarchistes » à « nationalistes », « réactionnaires », « divertissement », etc.

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On y voit l’individu affrontant toutes les strates de la société, comme dans un face-à-face initiatique.

Enfin dans cette vidéo des années 1980, le chanteur Daniel Balavoine pourrait tout à fait être le « numéro 6 » dénonçant les manipulations face au « n°2 » ou la gouvernance, un discours hélas prophétique  :

 

 

On terminera avec cette réflexion de Michel Serres sur l’autorité, appelé dans une émission dont le décor est d’ailleurs ressemblant avec la fameuse salle du n°2, en revenant sur le sens de ce qu’est l’autorité, comment elle s’est perdue, pervertie, puis remise en question :

On pourrait multiplier les exemples à l’infini, dans tous les pays et époques, de Snowden à wikileaks en passant par le scandale Echelon  ou les écoutes de la NSA.

 

En bref, pour les amateurs d’humour anglais, de réflexions existentielles et de pamphlets, « le Prisonnier » reste une oeuvre à (re) découvrir :

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     Le Prisonnier – coffret intégral

Et…bonjour chez vous !

Les symboles dans l’Epiphanie par Daniel Meurois

D’où vient le principe de la fève cachée dans une galette feuilletée et striée en forme de filet à sa surface ? Sous le folklore festif actuel, se révèle plusieurs sens et une profonde symbolique, héritée de rites initiatiques même antérieurs au christianisme primitif. Analyse avec un mystique spécialiste de la question, l’écrivain Daniel Meurois :

 

 

Chaque année, le jour de l’Épiphanie, nous avons tous l’habitude de déguster en famille ou entre amis la fameuse Galette des Rois. On s’en délecte simplement, uniquement soucieux de passer un moment de gaieté tout en perpétuant une tradition… une tradition dont la plupart de temps on ignore tout …
Un état de fait bien regrettable puisque la galette en question nous amène vers des époques et aussi des profondeurs symboliques et métaphysiques aussi passionnantes qu’ insoupçonnées !

Essayons donc de remonter aux sources de l’innocente festivité d’aujourd’hui. L’expression est, d’ailleurs, peut-être présomptueuse car les véritables sources en question se perdent sans doute dans la nuit des Temps. Tournons-nous alors plus modestement de-ci- de-là vers notre histoire antique où quelques galettes apparaissaient déjà de façon éloquente.
Au début de l’époque romaine, par exemple, on avait coutume, lors des cérémonies des Saturnales ( fêtes célébrées en l’honneur du dieu Saturne et du renouvellement des cycles temporels ) de partager dans certains milieux un gâteau qui renfermait une fève (naturelle) ou un petit galet.

La Tradition voulait alors que celui qui en héritait dans le tirage au sort devienne roi de l’assemblée pendant sept jours consécutifs… avec le droit de faire tout ce que bon lui semblait. Absolument tout ! Triste privilège puisqu’il était ensuite immolé par décapitation le huitième jour.
À la même époque – et peut-être antérieurement – les Grecs avaient aussi leur propre Galette des Rois. Ils donnaient à celle-ci le nom de la lune… car la galette n’existe et ne signifie quelque chose que par sa fève qui, quant à elle, symbolise le soleil. En effet, la lune ne tire-t-elle pas son éclat de l’astre du jour ?

À cette fève, les Grecs donnaient généralement la forme d’une sirène. Ainsi qu’on le verra plus tard dans la Tradition chrétienne, le poisson – qui symbolise le rayonnement christique – était déjà associé au soleil tandis que la femme était liée à la lune et à l’eau. Dans le cas de la galette, leur union donnait tout naturellement naissance à une sirène, emblème parfait de la complémentarité de la lune et du soleil.

Faisons maintenant un bond jusque dans la France du Moyen-âge. Dans certaines régions – essentiellement de la moitié nord – le jour de l’Épiphanie, un « homme vert » ( plus exactement recouvert d’une peau de loup verte ) symbolisant le Feu de la Nature, pénétrait dans le chœur des églises durant l’office. Là, il devenait signe de vie et de résurrection et reflétait l’espoir naissant d’une croissance intérieure. Il évoquait le soleil au cœur de la nuit, c’est-à-dire la fève sous sa gangue ou au centre de la pâte, sa matrice. Autrement dit, le Mystère sous son voile…
La peau du loup était verte parce que recouverte de feuilles d’arbres teintes en vert. En fin d’office, ces mêmes feuilles étaient distribuées à l’assistance en signe de communion et comme ferment d’élévation intérieure.
Pour la petite histoire, sachons qu’en France, durant l’époque révolutionnaire, on ne parlait évidemment plus de Galette des Rois… mais du Gâteau de l’Égalité. Celui qui en tirait la fève portait pour l’année le titre de « chef des Sans-Culotte »!
Voilà pour les aperçus historiques. Laissons-les sans attendre car ceux-ci ne nous laissent entrevoir que très vaguement le caractère tout à fait initiatique du « Jour des Rois ».

En effet, dans le principe de la Galette, il n’est question, en réalité, que d’Alchimie…
Disons-le tout de suite pour ceux qui ne se sont jamais intéressés à cette discipline, la véritable Alchimie n’a rien à voir avec le désir avide de fabriquer de l’or. L’alchimiste se soucie uniquement de transformer le plomb de la conscience humaine en or humain ou, si l’on préfère, en réalisation spirituelle. Son art est orienté vers la révélation de la lumière emprisonnée au cœur de toute matière. L’Alchimie est l’art de faire jaillir le Principe christique en chacun, autrement dit le plus pur et le meilleur de soi.

Il faut donc voir la Galette des Rois comme le symbole parfait de la « matière première », c’est-à-dire de l’être humain à son stade élémentaire. Quant à la fève, elle représente dans cette optique le ferment divin, le Christ ou l’Esprit d’amour qui y est enclos. Alchimiquement parlant, la pâte de la galette symbolise le Mercure, c’est à dire la Messagère des dieux, la Puissance qui véhicule le Souffle du Divin vers les hommes ou, plutôt, Son représentant, Son fils, est le « petit roi »

On s’en doute, cela nous amène directement à parler de la fève car le « petit roi » en question c’est, bien sûr, le trésor placé au cœur de la galette. Traditionnellement, en effet, la fève prend plusieurs apparences.
– Celle d’un dauphin ( Dans la tradition monarchique, n’appelle-t-on « dauphin » le fils du roi ? )
– Celle d’un baigneur ( C’est à dire, en symbolisme alchimique, l’enfant qui baigne dans les « eaux mercurielles » de la galette )
– Un poisson ( Le symbole christique par excellence )
– Un berceau en forme de panier… Nous verrons bientôt pourquoi.

En réalité, la Galette de l’Épiphanie représente un état avancé et très précis de l’élaboration de la pierre philosophale. Les alchimistes affirment qu’à un stade bien particulier de la réalisation du Grand Œuvre, ils voient apparaître dans leur athanor, à la surface de la matière sur laquelle ils travaillent ( la « pâte »), tout un réseau de lignes entrecroisées verticalement et horizontalement. C’est le signe d’une certaine maturation…
Voilà donc pourquoi les Galettes des Rois réellement traditionnelles doivent être ornées de ce dessin qui évoque un filet. C’est ce filet qui sert à remonter le « Poisson-Christ » à la surface du monde pour le révéler à l’Humanité. On comprend alors que c’est ce filet qui est rappelé par le berceau en forme de panier tressé utilisé parfois en guise de fève.
Et puisque nous en sommes au « Poisson-Christ », sachez que lorsque la fève prend la forme d’un poisson, il faut traditionnellement voir dans celui-ci une sole, c’est-à-dire un soleil ! Il s’agit encore d’un petit clin d’œil des alchimistes. Cela signifie que, dans un tel contexte, leur galette redevient ainsi comparable à la lune, tout comme dans la Grèce antique, souvenons nous-en.
Si maintenant on s’intéresse à la pâte elle-même, on s’aperçoit qu ‘elle est également tout un symbole. Voici pourquoi : Les alchimistes – toujours eux – disent que leur matière première, qui se trouve en abondance dans la Nature, est une masse friable et feuilletée. Cherchant encore une fois à nous mettre sur la piste de leur art, ils ont donc, au fil des siècles, imposé les galettes en pâte feuilletée que l’on trouve maintenant communément. Une telle pâte est d’ailleurs appelée par eux « Terre Sainte »… ce qui est logique après tout ce que l’on vient de dire !
Certaines anciennes traditions faisaient parfois également figurer le dessin d’un chêne sur la croûte dorée de la fameuse galette, au lieu des lignes classiquement entrecroisées. Ceci est dû au fait que les feuilles du chêne, le « roi des arbres », portent souvent de petites excroissances rondes et rugueuses que l’on appelle « galles » ou encore « noix de galle ».

Amusons-nous un peu plus à faire parler les mots… et nous comprendrons alors mieux pourquoi la Tradition de la Galette des Rois s’est installée très tôt et très facilement en Gaule. Le symbole de l’ancienne France du temps des Romains était déjà le coq ( en latin « gallus », comme par hasard ! ). N’est-ce pas étrange quand on sait que le roi de la basse-cour a toujours été associé au symbole alchimique du Mercure, le messager des dieux ?
Imaginons maintenant la galette toute chaude sortie du four et prête à être dégustée… Il faut évidemment quelqu’un pour en tirer les parts et les offrir aux convives. Si on respecte correctement la vielle tradition, cette personne se cache à quatre pattes sous la table afin de désigner les parts à l’aveuglette. Elle représente ainsi les quatre éléments de la Nature manifestée, signes de stabilité, marques de l’innocence et de la pureté de la Force Primordiale, base de tout chemin ou de toute ascension vers l’Esprit.
Ainsi, celui qui attribue « au hasard » les morceaux de la Galette représente à son propre insu les forces tectoniques ou telluriques. Il devient, de fait, le Feu de la Terre, l’Esprit de Vie fondamental qui nous fait nous élancer vers le haut.
Vient enfin celui qui emporte la fève ! Toujours selon la Tradition originelle, sa mission est capitale puisque, étant porteur du Principe christique, il a soudain pour charge d’initier les autres à un état de conscience supérieur. Il est symboliquement considéré comme « roi de droit divin », vecteur de l’énergie divine sur Terre. Il devient le « roi-prêtre » des origines de nos civilisations.
Lequel d’entre nous, lorsqu’il voit poser sur sa tête une couronne à l’issue de la belle soirée de l’Épiphanie se doute-t-il un seul instant de tout cela ? C’est pourtant si agréable de réaliser que certains de nos gestes amusés et que l’on croyait dénués de sens nous rattachent, en réalité, à de profondes valeurs !
Alors un peu plus de conscience ne nous nuira pas… Les symboles ont une vie et une indéniable beauté, souvenons-nous-en !
N.B.. Étymologiquement, le mot Épiphanie signifie « apparition ».

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Jocelin Morrisson : « Des personnes en méditation modifient les résultats d’expériences de physique quantique

De nombreux articles sont nécessaires pour développer tout ce que la physique quantique a à apporter sur la question du réel. Elle semble faire un pont naturel entre métaphysique et science, entre Platon et Max Planck. Voici donc une nouvelle compilation /sélection, avec une vidéo didactique et une interview avec Jocelin Morrisson

http://www.atlantico.fr/decryptage/physique-quantique-pourrait-elle-permettre-en-apprendre-davantage-conscience-jocelin-morisson-2884927.html

 Il y a plusieurs mois, le physicien Matthew Fisher (Université de Californie, Santa Barbara) a avancé l’hypothèse selon laquelle les spins d’atomes de phosphore de notre cerveau pourraient jouer le rôle de « qubits », permettant ainsi à notre cerveau de fonctionner comme un ordinateur quantique. Quels sont précisément les mécanismes à l’oeuvre dans cette hypothèse ?

Jocelin Morisson : Matthew Fisher parle ici d’un état cohérent réparti à l’échelle du cerveau à partir de ces atomes de phosphore.

Ce que montre cette hypothèse, c’est qu’à l’échelle globale du cerveau, nous pouvons avoir des états intriqués, superposés, spécifiques d’états quantiques, et qui pourraient donc passer à travers des spins d’atomes de phosphore répartis dans l’ensemble des molécules du cerveau. Cela révèle que ce dernier serait capable d’avoir un état quantique dit cohérent, c’est-à-dire un état superposé, pouvant ainsi traiter de l’information à la manière d’un ordinateur quantique donc. Il convient de rappeler que l’état quantique, avec les principes de superposition et d’intrication, permet à un ordinateur ou au cerveau de démultiplier les capacités de calcul et de traitement de l’information. (un bit, c’est 0 ou 1, alors qu’un qubit peut être les deux).

Toutefois cette hypothèse ne dit pas comment la conscience intervient dans ce mécanisme. C’est d’ailleurs toute la problématique de cette réflexion à l’heure actuelle : il faut écrire des équations, des algorithmes, etc. dans lesquels le facteur conscience intervient directement.

Depuis plusieurs décennies, la question de savoir si un processus quantique serait à l’oeuvre dans le cerveau humain est posée. Où en est-on aujourd’hui dans les réponses apportées à cette question ?

Outre la récente hypothèse de Fisher, il existe des modèles plus anciens à l’instar de ceux de Roger Penrose  et de Stuart Hameroff. Tous deux s’appuyaient davantage sur la structure de ce qu’on appelle les microtubules à l’intérieur des neurones. Leur hypothèse consistait à dire que, vu que les microtubules sont à une certaine échelle, ceux-ci sont forcément le siège de phénomènes quantiques. Et effectivement, des atomes passent un par un à travers des canaux ioniques dans les cellules. Des processus quantiques sont donc à l’œuvre à l’intérieur des cellules dans la mesure où il est question d’échelle. A l’échelle des atomes, et en dessous (particules élémentaires, ions, etc.), les processus sont quantiques nécessairement.

Le problème aujourd’hui réside dans l’interprétation de la physique quantique. Des controverses existent pour savoir en quoi la physique quantique est liée à la question de la conscience ; et tout le monde n’est pas d’accord pour dire que la conscience a quelque chose à voir avec la physique quantique. En revanche, des sources très sérieuses existent pour dire que cela est fortement possible, et notamment parmi les fondateurs de la physique quantique comme le mathématicien John Von Neumann, suivi notamment par Eugène Wigner. Pour eux, il existe un agent psychique : le fait de se concentrer, de penser à quelque chose, dégage une sorte d’énergie capable d’interagir avec la matière à l’échelle quantique. Leur interprétation consiste également à affirmer qu’un phénomène quantique doit être observé par une conscience, afin qu’il prenne réellement forme.

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Le phénomène de décohérence quantique serait l’un des principaux obstacles à l’hypothèse formulée par Matthew Fisher. En quoi consiste ce phénomène ?

La décohérence quantique renvoie à l’impossibilité, pour ces états quantiques, d’être maintenus, s’annulant eux-mêmes entre eux car nous sommes dans un univers matériel où tous les objets autour de nous interagissent entre eux.

Ces interconnexions font que les états quantiques s’annulent, et qu’il n’y a qu’une forme qui se manifeste. La particularité de l’état quantique réside dans sa manifestation sous plusieurs formes, potentiellement. Cela part de la nature même de la matière, de la particule élémentaire, qui peut être une onde ou un corpuscule selon les conditions d’observation. Il existe une interprétation consistant à dire que c’est la conscience qui force la matière à se manifester de telle ou telle façon, et notamment d’adopter un comportement ondulatoire ou particulaire. Une autre interprétation, se rapprochant davantage de la décohérence, consiste, elle, à dire que ce sont les interactions naturelles entre les objets quantiques qui figent les états quantiques et qui forcent la matière à adopter une forme plutôt qu’une autre.

A-t-on déjà pu mettre en évidence des liens entre mécanismes quantiques et systèmes biologiques hors du corps humain ? Si oui, lesquels ?

Il a été démontré ces dernières années que la photosynthèse est un mécanisme qui fait appel à la physique quantique. Ceci s’explique par le fait qu’un seul photon de lumière fait réagir les molécules qui permettent de produire la chlorophylle, et qui se trouvent dans des états superposés, et donc quantiques. De ce fait, on se doute bien que des processus quantiques sont à l’œuvre dans tous les mécanismes biologiques, car encore une fois, il s’agit là d’une question d’échelle. Les lois qui gouvernent les particules élémentaires, les atomes, et même des molécules selon certaines circonstances, sont les lois de la physique quantique. Il y a donc nécessairement des processus quantiques, dans tout ce qui est vivant, y compris dans le corps humain.

La problématique actuelle réside dans le lien qu’il peut y avoir avec la conscience, et notamment dans le cerveau : quelle est l’interface entre le psychisme et ce tas de cellules constitutives du cerveau ? Les dernières expériences les plus spectaculaires montrent que des personnes en méditation profonde sont capables de modifier les résultats d’une expérience de physique quantique. On est là dans le cas des expériences dites des fentes de Young : il s’agit là de photons qui traversent une double fente ; même seul, le photon va traverser sous la forme d’une onde passant par les deux fentes à la fois. Cela permet de montrer que la lumière – et la matière plus généralement – a la double nature ondulatoire et corpusculaire. Si l’on place un détecteur derrière les fentes pour savoir  par laquelle le photon va passer, on s’aperçoit alors que cela contraint le photon à passer par une seule fente, et ainsi à se manifester de façon corpusculaire. Une personne en méditation peut ainsi faire la même chose, en se concentrant sur le passage du photon par une double fente, l’empêchant ainsi de passer sous la forme d’une onde mais l’obligeant à adopter celle d’un corpuscule. Ceci est bien la preuve que la concentration des personnes qui font de la méditation et qui sont habituées à concentrer leur attention sur un objet, permet d’influencer le comportement de la matière à l’échelle quantique.

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par Mordillo

Idriss Aberkane : « La nature est une bibliothèque, lisez-la au lieu de la détruire »

Idriss Aberkane est un biologiste et spécialiste en neuroscience qui se fait connaître pour ses conférences où il exprime ses théories sur les rapports entre l’homme et la nature, et la transmission des connaissances, et il fait souvent la comparaison avec le biomimétisme, qui peut s’adapter à la société humaine, et qu’un rapport de coopération avec la nature amènera bientôt à une nouvelle renaissance. Il compare la nature à une bibliothèque qui peut nous partager ses connaissances si on apprend à « lire ses livres »; ses comparaisons entre économie et cycle de la nature sont interpellant. Il rejoint également les propos d’André Stern lorsqu’il parle de l’apprentissage par le jeu, que le cerveau est une sorte de main qui se déploie mieux avec le jeu que de façon compartimentée, comme la souffrance chère aux romains ou judéo-chrétienne. Un homme qui marie esprit scientifique et spiritualité, pour des propositions au service de l’humanité, et habile à démontrer que les nouvelles idées passent par trois étapes, le ridicule, la dangerosité, puis enfin l’évidence.

Ses nombreuses conférences disponibles sur le net (TED, youtube,…) sont comme des notes appelant à un monde nouveau, plus intelligent, coopératif et équilibré :

 

 

 

Avec beaucoup d’humour et de situations modernes, ses analogies permettent d’imaginer un monde où l’armée et la guerre seraient complètement renversé :

Un livre est sur le point de paraître, « Libérez votre cerveau ! »sur cette utilisation intuitive et basée sur la logique du jeu comme source d’apprentissage :

Libérez votre cerveau !

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« L’argent de la vieille »: la grande métaphore des relations tyranniques

Le cinéma italien des années 50 à 70 avait cette grande force de développer des drames humains, des messages sociaux et sociétaux, avec un réalisme et un humour ravageur, usant aussi bien de la farce grotesque que de la perversion mise à nue.

Dans « L’argent de la vieille »(Lo scopone scientifico) de Luigi Comencini, Bette Davis y incarne une vieillissante milliardaire américaine, qui vient tous les ans à Rome, et son occupation favorite est d’y jouer pour de l’argent le fameux jeu de carte « scopa » avec une famille de pauvre, sur qui des quartiers entiers parient l’espoir d’une fortune. La métaphore politique et sociologique est d’emblée transparante : la milliardaire incarne la puissance internationale -au choix l’Amérique, une instance ou une multinationale- qui vient prélever sa dîme avec comme appât l’illusion du gain, et le besoin de voir de l’argent distribué. Le couple invité à jouer est le gouvernement élu, qui tente sa chance dans la négociation, soutenu par la foule, ne comprenant pas que le mécanisme est vicié – un personnage lucide dira d’ailleurs : « on ne peut pas gagner contre la vieille, car avec ses fonds, elle peut se permettre de perdre longtemps, et tout récupérer d’un coup ».C’est le principe de l’usure et du chantage économique dans les relations nord-sud, pays pauvres-riches qui est évoqués ici, et au sens large, la complicité tacite entre dominant et dominé, à l’aide de différent stratagème de pouvoir, comme le bouc émissaire, le sauveur,etc. En bref une joyeuse et grinçante satire socio-politique, et la conclusion viendra d’un des enfants du couple, qui avec son entièreté n’est pas dupe de la situation…

 

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